Violences… Renverse la peur!

 

En ce moment on parle partout des violences sexuelles faites aux femmes, dans la rue, au travail, dans les milieux du spectacle et du pouvoir, etc…

Et j’ai envie de vous dire : la violence c’est toi, c’est moi, c’est nous… 

Oui c’est nous.

Femmes, hommes, enfants, animaux… sans hiérarchie.

Je parle bien de la violence en général et pas de la violence sexuelle uniquement.

Parce que cette violence est partout et nous concerne tous.

On parle des violences sexuelles dans les milieux du spectacle, de la mode, de la politique, du pouvoir…

Mais ces violences sexuelles sont partout, dans tous les milieux professionnels, dans la rue, dans les magasins, dans l’espace public, et dans les familles aussi. Et les autres violences sont aussi partout.

Au-delà des victimes, cela nous concerne tous parce que la plupart des violences sexuelles ou autres, se passent en présence de témoins, ou certaines personnes seront amenées à être au courant, ou certaines personnes entendront ces témoignages.

Donc chaque fois que tu es dans une situation et que tu fais comme si tu ne voyais rien, ou n’entendais rien, etc… tu participes de cette violence.

Chaque fois que tu sais mais que tu n’en parles pas…

Chaque fois que tu considères que c’est normal ou pas grave…

Chaque fois que tu considères que ce n’est pas tes affaires…

Chaque fois que tu n’aides pas…

Chaque fois que tu considères que ce n’est pas si grave… (où commence le grave ?)

Chaque fois que tu te dis « ce n’est qu’une fois »… (une fois pour qui (?) et une fois suffit)

Chaque fois que tout le monde est au courant mais ne dit rien ou tolère…

Chaque fois que tu n’agis pas, tu participes à la violence. Tu culpabilises aussi peut-être.

Et c’est collectif.

Parce que la société tolère cette violence avec le silence, avec des peines ridicules, des victimes trop rarement entendues et des lieux où tout le monde cautionne cela, etc…

C’est aussi la peur qui génère le silence, ce célèbre renversement de la peur.

C’est la victime qui a peur de ce qui va lui arriver, si elle parle, au lieu que la peur soit du côté de l’agresseur. La double peine de la victime. La peur concerne aussi parfois le témoin ou la personne qui sait.

Le problème est collectif et on est tous responsable. Pourquoi ?

Parce que l’agresseur fait rarement une seule victime et parce qu’il y a presque toujours des personnes, victimes ou pas, qui savent. Il y a presque toujours quelqu’un qui sait.

Et tout le monde participe au renversement de la peur. Parce tout le monde a peur sauf l’agresseur souvent.

Donc c’est collectivement qu’il est nécessaire d’agir, parce que si quelques personnes n’oseront pas ou ne voudront pas et c’est parfois un choix, une majorité peut le faire dans chaque situation.  

Agir ensemble et renverser la peur du côté le plus juste, cette fois.

Et cela concerne toutes les violences dans tous les milieux, même dans les familles ou à l’école.

Les agresseurs sont parfois malades, parfois ont des difficultés personnelles ou des problèmes de personnalité. Cela n’excuse rien mais peut permettre de comprendre le cheminement. Certains souffrent de leurs pathologies et de leurs difficultés, en ont conscience, d’autres non. Il ne s’agit pas de juger ou de condamner ici, il s’agit de défendre les victimes et d’agir ensemble.

Agir et ensemble, pour soi, pour toi, pour tout le monde. Parce que le prochain ou la prochaine, cela peut être toi, moi,  ou quelqu’un de proche.

Et une petite parenthèse, concernant certains propos entendus trop souvent. Un libertin pratique le libertinage avec des personnes consentantes. Un addict sexuel est une personne souffrant d’addiction et ce n’est pas la même chose qu’un prédateur sexuel. Un enfant sait très bien quand un comportement est anormal à son égard. Une femme peu importe ses habits ne mérite pas ce qui lui arrive (ni personne d’ailleurs). Un homme peut être aussi victime de violence. La violence psychologique n’est pas moins grave ni moins dommageable que la violence physique.

Le silence perpétue la violence et nourrit la peur. Agir/parler c’est reprendre son pouvoir, prendre sa responsabilité et renverser la peur vers un côté plus juste.

En parler à un professionnel peut aussi aider dans un premier temps, que tu sois victime, témoin ou personne qui sait. Agir pour soi aussi, c’est se libérer et c’est renverser les choses.

Bonus la peur ne te mérite pas, la culpabilité non plus : parce que la peur est une réaction psychologique, physiologique et physique normale et d’adaptation à une situation de danger et d’agression, elle ne mérite pas de continuer ou de perdurer ensuite pour des raisons non justes. Parce que ce n’est plus à la victime d’avoir peur, ni de ressentir de la culpabilité, mais à l’autre, renverse-les, elles ne te méritent pas. La peur doit passer de l’autre côté, la culpabilité aussi 🙂

 

Eve ROSE Psy-mail.com, consultations psy en ligne, par mail et par tchat

 

2 commentaires sur “Violences… Renverse la peur!”

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